BioHomme, encore

Nicolas joue la mousse savonneuse.
Sensualité solitaire et généreuse.
Il avait oublié.
Refoulé. Tout à sa faillite, son échec, ses erreurs.
Un hiver entier sans rien désirer. Enfermé dans son trauma, une cloche en bronze sur le feu des neurones animaux.
Ce matin au marché, la gironde vendeuse et ses juteuses cerises ont fait péter la fonte. Le micro short en denim, les formes moulées ont répandu leurs laves et enflammé la paille sèche d’un cortex aride.

Il pose une main sur l’engin dur à demi. Le monstre endormi affleure. Un gland rosé surnage l’eau parfumée.
Son reflet dans la glace. Il la trouve grosse. Il se trouve jeune.
Quarante ans déjà. Il s’est rasé, il en fait moins.

Venir.

Des stimuli proto-conscients lui tordent les couilles et le ventre. Il a faim. Maintenant. C’est monté d’un coup.

Ce cul ce matin. Une voix enjouée, serviable, docile. Les yeux brillants lorsqu’elle rit. Deux petits seins dessinés par la dentelle d’un linge ajusté.
Sa femme, ses fesses. Nouvel an, baise rapide, explosive.
Imbriqués, elle le branle de dos, une main aveugle qui fouille derrière le tissu et trouver le trésor. Nicolas regarde. Il a roulé le fuseau noir jusqu’à la taille, étale la cyprine tout du long à l’entrejambe. Il insiste les orifices, il les lisse, sans y entrer.
Gémissements.
Il entre le gland dedans.
Elle râle.
Il frotte son con de toutes ses forces.
Elle hurle. Elle mouille.
Il vient.
C’est long.

Nicolas ouvre les yeux. Regarde le sperme lourd gicler loin.
Des litres de liquide jaune s’écrasent sur le carrelage blanc.

À la porte ses filles tambourinent et appellent le cuisinier. Il sourit.

 

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